Histoire du Sahara

Aperçu historique :

 1912 : Début de protectorat français au Maroc. Bataille de Sidi Bouatmane : L’armée française écrase la révolte d’Ahmed El HIBA. Un homme se distingue dans cette bataille : Sidi Mohamed Ould Sidi Khalil. Il a compris très tôt qu’en face de l’armée française avec ses avions et ses chars, le bouchfars et les fusils rudimentaires, ne suffisent pas à stopper l’occupation française, déguisée en protectorat. Il prononça une célèbre phrase, prémonitoire, aux combattants survivants, animés de leur foi mais épuisés : « L’avion est la meilleure monture et le mortier la meilleure arme ! »

1913, Sidi Mohamed Ould Sidi Khalil, met le cap sur Tombouctou, pensant que les français n’y ont pas mis les pieds encore. Il développe un commerce caravanier prospère entre la ville mythique et M’hamid El Ghozlane. Devant la Kasbah de Sidi Khalil, deux fois l’an, les caravanes de 1000 à 2000 chameaux se rassemblaient pour effectuer un voyage de plus de 2 mois pour atteindre Tombouctou avec leur marchandise venant de Fez et Marrakech : thé, sucre, tissus, cuivre et des produits européens. Retour avec des marchandises sub-sahariennes, le sel de Taoudenni notamment, mais aussi or et esclaves parfois.

1920-1930 : règne sur M’hamid et contrôle du commerce caravanier :

Sidi Mohamed devient le maitre du commerce caravanier et réussit même à s’assurer l’exclusivité du commerce du sel dans les deux axes : Taoudenni-Tombouctou et Taoudenni-M’hamid.

Flanqué d’un caravanier redoutable et efficace, Idir, ils organisent ce commerce durant les années 20, et Sidi Mohamed devient un des notables respectés et craints à Tombouctou.

A M’hamid, il restaure la vieille Kasbah de Sidi Khalil, véritable défi au sable et au vent, y édifie une citadelle dominant la palmeraie de M’hamid. Du sommet du bordj de cette citadelle, le regard rase la grande Hamada désertique au sud, avant de s’écraser sur la petite chaine d’Errich, près de l’Oasis de Zaïr.

1927 : Le Caid de Taoudenni, Sid El Mohktair, exécute à bout portant l’excité Lieutenant français : Aurélien de Sèze. C’est le premier acte de résistance aux français dans leur emprise sur le Sahara

1928 : Idir assassine un officier français, trop sûr de lui, lors de son jugement, à Taoudenni, pour trafic d’armes et insoumission aux français

1930 : Assassinat de Sidi Mohamed Ould Sidi Khalil à M’hamid par un commando de 5 personnes appartenant à la tribu Aït Khabbach désirant occuper M’hamid en éliminant son maitre

1930-1932 : Guerre civile féroce entre Aït Khabbach, soutenu par une grande partie de la tribu d’Arib (Nouaji et Leguassem, notamment) et la famille Sidi Khalil soutenue par Oulad Bouden et Lebbadine.

Leguassem, la branche pieuse et guerrière des Arib, se sont alliés aux Aït Khabbache. Un redoutable guerrier El Guassmi Hammadi Ould Addou, encyclopédie du désert, maitrisant le fusil, le mode de vie nomade, l’astrologie, la médecine naturelle et tous les dialectes des tribus nomades au Sahara, s’est distingué dans cette guerre qui représentait pour lui une résistance aux français d’abord. Son alliance avec les Ait Khabbach qui combattaient les français au Tafilalet et au Jbel Saghro se justifie pour empêcher que le dernier verrou au sud marocain, M’hamid, ne tombe dans leur main ouvrant ainsi leur domination à tout le Sahara, des derniers confins de l’Anti atlas, au sud-Sahel et la Mauritanie. Ce qui réduirait l’espace de liberté vital au mode de vie nomade ancestral. Cependant, il ignorait comme tous les autres alliés des Aït Khabbach le vrais mobile de ceux-ci, visant bassement un pillage et une main mise sur les biens des paisibles habitants de M’hamid. Tout ça derrière le prétexte louable de lutte contre les français.

1932 : Intervention des français pour la conquête de M’hamid et la pacification de la Hamada d Drâa. Défaite des Ait Khabbach et leur alliés

El Guassmi Hammadi Ould Addou décide de quitter avec sa famille M’hamid pour aller au Sahara occidental et en Mauritanie. Sa fille Lehjeila, née en 1926, le suivit comme son ombre, assoiffée de savoir et de curiosité sur tout…

Hammadi Ould Addou s’installe près de Smara, grand centre nomade

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*