M’hamid El Ghizlane: chantier de la mauvaise gouvernance

M’hamid El Ghizlane: chantier de la mauvaise gouvernance

M’hamid, porte du désert, croisement des ethnies et des caravanes, le Drâa s’y évanouit dans un lit de sable, avant de verser dans l’océan, en cas de grandes crues. M’hamid El Ghizlane, jadis réserve naturelle de plusieurs espèces dont les gazelles, les autruches, les flamands roses, etc. autour du lac d’Iriqui, est délivrée maintenant au saccage quotidien des Quads et rallyes… aux trafiquants, en tout genre, et plus grave à une gestion quasi mafieuse de ses ressources et des aides de l’Etat pour plus de 200 familles pauvres sur 300.

Suite à plusieurs doléances de sa population et sa jeunesse marginalisée, des dossiers ont été transmis aux responsables à Rabat afin de sévir… En vain !

Une seule famille, celle du puissant et inamovible directeur de cabinet de tous les gouverneurs depuis près de 20 ans, détient tout, gère tout, transforme les projets INDH en projets familiaux où père et fils partagent le gâteau. Apparemment, les réformes voulues par Rabat ne peuvent pas traverser le col d’Aït Saoun vers le sud… Les codes changent et se simplifient : toute contestation de l’emprise de cette famille est synonyme de séparatisme. Les gouverneurs, notamment l’actuel, y trouvent leurs comptes. Simple, le directeur de cabinet détient les ficelles et les artifices pour détourner les biens publics. Ça peut servir ! L’actuel gouverneur a trouvé une autre astuce : à chaque pic de contestation, il tombe dans le coma et on le transporte illico, en hélicoptère, à Marrakech pour soins urgents et intensifs, le temps d’oublier les scandales… Les doléances de la population se transforment alors en larmes de crocodile et en prières pour un grand serviteur de l’Etat. Le dernier coma (diplomatique) a eu lieu suite

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